Ce test SOPK, ou plutôt SMOP depuis 2026, te propose quinze questions pour situer tes symptômes avant d'en parler à un médecin. Cycles imprévisibles, acné qui s'accroche à trente-cinq ans, poids qui résiste : ces signes se banalisent facilement, et beaucoup de femmes attendent des années avant qu'on les relie entre eux. Le dossier SMOP complet t'attend ensuite.

En bref

  • Quinze questions, environ trois minutes, gratuit et sans inscription.
  • Rien n'est enregistré ni envoyé : tes réponses restent sur ton écran.
  • Le résultat s'affiche par famille de signes, pas en une note unique.
  • Ce test oriente, il ne diagnostique pas : le SMOP se confirme par échographie et bilan hormonal.
  • Un score bas n'écarte rien, en particulier chez les femmes minces.
1 femme sur 8concernée en âge de procréer, soit 10 à 13 % (OMS)
jusqu'à 70 %des femmes concernées ne sont pas diagnostiquées (OMS)
0donnée enregistrée ou transmise

Et si c'était un SMOP ? Cycles imprévisibles, acné qui s'accroche, prise de poids qui résiste : le SMOP (ex-SOPK) se cache souvent derrière des symptômes qu'on banalise. Ce questionnaire s'inspire des critères médicaux reconnus (Rotterdam) pour t'aider à faire le point.

Si tu débutes sur le sujet, la page ovaires polykystiques t'explique le syndrome de bout en bout, et les causes du SMOP détaille les sept moteurs qu'on explore chez chaque femme.

Pour chaque proposition, indique à quel point cela te concerne. Réponds au plus proche de ton vécu.

Rien n'est enregistré ni envoyé : le résultat s'affiche uniquement sur ton écran. Ce test est indicatif, ce n'est pas un diagnostic. Seul un médecin peut poser un diagnostic de SMOP, avec une échographie et un bilan hormonal.

Ce que disent tes réponses

Une lecture par grande famille de signes. Plus la barre est remplie, plus tu as signalé de signes évocateurs sur ce plan.

Important. Ce test est un simple repère, pas un diagnostic. Le SMOP se diagnostique médicalement (critères de Rotterdam : cycles, signes d'hyperandrogénie, échographie), et seul un médecin peut le poser. Je ne suis pas médecin : la naturopathie accompagne, elle ne remplace pas un suivi médical. Si ton cycle, ta peau ou ton poids t'inquiètent, parles-en à ton médecin ou à un gynécologue.

Que regarde ce test, et que ne peut-il pas faire ?

Le questionnaire suit les quatre familles de signes qu'un gynécologue parcourt quand il évoque un SMOP. Les trois premières recoupent les critères de Rotterdam, la référence internationale du diagnostic.

Famille de signesCe qu'elle cherche à repérer
Cycle et ovulationCycles longs, imprévisibles, règles qui sautent, sentiment de ne pas ovuler
Signes d'hyperandrogénieAcné adulte au bas du visage, pilosité inhabituelle, cheveux qui s'affinent
Signes métaboliquesPrise de poids abdominale, fringales de sucre, faim qui revient vite
Retentissement et terrainFatigue, difficultés à concevoir, antécédents familiaux

Cette séparation compte, parce que le SMOP ne ressemble pas à un tableau unique. Une femme peut avoir des cycles parfaitement réguliers et beaucoup de signes androgéniques, une autre l'inverse. C'est pourquoi le résultat s'affiche famille par famille, et pas en une note unique : c'est le profil qui oriente, pas le total.

Ce que ce test ne fait pas doit être dit aussi clairement. Il ne pose aucun diagnostic. Le SMOP se confirme sur un faisceau d'arguments qui comprend une échographie pelvienne et un bilan hormonal, jamais sur un questionnaire. Et un score bas n'écarte rien : les formes discrètes existent, en particulier chez les femmes minces.

Comment se pose vraiment le diagnostic de SMOP ?

Le diagnostic repose sur les critères de Rotterdam. Il en faut deux sur trois, après avoir écarté les autres causes possibles.

  • Une ovulation rare ou absente, qui se traduit par des cycles longs, irréguliers, ou des règles qui manquent à l'appel.
  • Un excès d'androgènes, visible sur la peau et les poils, ou mesuré sur une prise de sang.
  • Des ovaires d'aspect polykystique à l'échographie, ce qui ne veut pas dire des kystes mais un grand nombre de petits follicules en attente.

Trois choses valent la peine d'être sues. Le nom « ovaires polykystiques » est trompeur, il n'y a pas de kystes. L'échographie seule ne suffit jamais : beaucoup de femmes ont des ovaires d'aspect multifolliculaire sans avoir de SMOP. Et le dosage hormonal se fait à un moment précis du cycle, sous pilule il n'est pas interprétable. Le dossier SMOP détaille chaque examen.

Ton résultat évoque un SMOP ? Le diagnostic reste médical. En attendant, on peut déjà travailler ton terrain et préparer ce que tu diras.

Prendre rendez-vous

Que faire de ton résultat ?

Le score n'a de valeur que s'il débouche sur une décision. Voici comment je lis chacun des trois niveaux en consultation.

Peu de signes. C'est plutôt rassurant. Si un symptôme te gêne malgré tout, il a probablement une autre explication : thyroïde, stress, arrêt récent de la pilule, carence. Un cycle irrégulier a beaucoup d'autres causes que le SMOP.

Des signes à surveiller. Note tes cycles sur trois mois, avec les dates et la durée. C'est le document qui fera avancer ton rendez-vous plus vite que n'importe quelle liste de symptômes, parce qu'il objective ce que tu décris.

Des signes marqués. Prends rendez-vous chez un gynécologue ou un endocrinologue, en demandant explicitement une échographie pelvienne et un bilan hormonal. Si une grossesse est en projet, ne laisse pas passer les mois : c'est le sujet où le délai coûte le plus cher.

Que peut la naturopathie sur un SMOP ?

Elle ne guérit pas le SMOP et ne remplace aucun suivi. Elle travaille le terrain sur lequel il s'exprime, et c'est loin d'être négligeable puisque la majorité des femmes concernées ont une résistance à l'insuline.

  • La glycémie d'abord. C'est le levier numéro un, très en avance sur tous les autres : petit-déjeuner protéiné, charge glycémique basse, ordre des aliments dans l'assiette.
  • Le mouvement, en particulier le renforcement musculaire, parce que le muscle consomme du sucre sans avoir besoin d'insuline pour cela.
  • Le sommeil et le stress, qui pèsent directement sur la glycémie et sur les androgènes. La page SMOP, stress et sommeil développe ce lien.
  • La patience. On regarde une tendance sur trois à six mois, jamais sur trois semaines. Un cycle met du temps à se réorganiser.

Quand consulter un médecin

La naturopathie accompagne le terrain, elle ne diagnostique pas et ne remplace jamais un avis médical. Certains signes demandent un rendez-vous sans attendre le résultat d'un test en ligne.

  • Une absence de règles de plus de trois mois, hors grossesse.
  • Une pilosité qui s'installe vite, une voix qui change, une chute de cheveux marquée sur le dessus du crâne.
  • Un projet de grossesse qui n'aboutit pas après douze mois d'essais, ou six mois après trente-cinq ans.
  • Une prise de poids rapide et inexpliquée, une soif inhabituelle, une fatigue intense.
  • Un diagnostic déjà posé mais aucun suivi métabolique : le SMOP demande une surveillance de la glycémie dans la durée.

Des cycles qui tombent quand ils veulent ? On cherche ensemble ce qui pousse les curseurs chez toi. On en parle →

Les questions que l'on me pose le plus souvent

Voici ce qui revient le plus souvent après ce test, en consultation comme par message.

Ce test peut-il diagnostiquer un SMOP ?

Non, et aucun questionnaire en ligne ne le peut. Le diagnostic repose sur les critères de Rotterdam, dont il faut réunir deux sur trois, et il suppose une échographie pelvienne ainsi qu'un bilan hormonal fait au bon moment du cycle. Ce test repère des signes évocateurs et t'aide à décider s'il faut consulter, rien de plus. Sa vraie utilité est ailleurs : il te donne un vocabulaire et une liste concrète à poser sur la table en consultation, ce qui change beaucoup de choses quand on a déjà entendu que tout était normal. Le diagnostic, lui, reste médical. Un repère utile : si la piste est écartée sans aucun examen, tu as le droit de demander un second avis.

Pourquoi le SOPK s'appelle-t-il maintenant SMOP ?

Parce que l'ancien nom décrivait mal la réalité. « Ovaires polykystiques » laisse croire à des kystes, alors qu'il s'agit de petits follicules bloqués en attente d'ovulation, ce qui n'a rien à voir. Le nom a aussi le défaut de centrer le sujet sur l'ovaire, alors que le SMOP est d'abord un trouble métabolique et hormonal qui concerne tout l'organisme. Le nouveau nom, syndrome métabolique et ovarien polykystique, remet le métabolisme à sa place. Si ton diagnostic a été posé sous l'ancien nom, rien ne change : il reste parfaitement valable. Le changement de nom met du temps à passer dans les usages, y compris chez les soignants, donc les deux termes circuleront encore quelques années.

Le test est-il vraiment gratuit et anonyme ?

Oui. Il est gratuit, sans inscription, sans adresse e-mail à laisser et sans compte à créer. Tes réponses restent dans ton navigateur, elles ne sont ni enregistrées sur un serveur, ni envoyées, ni revendues, et le résultat s'affiche uniquement sur ton écran. Si tu fermes l'onglet, tout disparaît. C'est un choix assumé, parce qu'un questionnaire qui touche à la fertilité, au poids et à la pilosité n'a rien à faire dans une base de données. Si tu veux garder ton résultat pour ton rendez-vous, fais-en une capture d'écran, c'est le plus simple et le plus sûr. Rien n'étant conservé, refaire le test dans six mois ne te comparera pas automatiquement à aujourd'hui.

On peut avoir un SMOP avec des cycles réguliers ?

Oui, et c'est une source de retard au diagnostic très fréquente. Les critères de Rotterdam demandent deux éléments sur trois : une femme qui cumule des signes d'hyperandrogénie et des ovaires d'aspect polykystique à l'échographie remplit les critères, même avec des cycles de vingt-huit jours. Le raisonnement inverse existe aussi : des cycles réguliers en apparence peuvent masquer des cycles sans ovulation. C'est pourquoi ce test sépare les familles de signes au lieu de tout additionner, et pourquoi un score porté uniquement par la peau et les poils mérite autant d'attention qu'un score porté par le cycle. C'est aussi pour cette raison qu'un total modéré ne dispense jamais de l'échographie quand les signes de peau et de pilosité sont nets.

Faut-il être en surpoids pour avoir un SMOP ?

Non, et c'est probablement l'idée reçue qui fait le plus de dégâts. Il existe des SMOP chez des femmes minces, avec exactement les mêmes difficultés hormonales et souvent la même résistance à l'insuline, qui ne se voit alors pas sur la balance. Ces femmes-là mettent en général plus de temps à obtenir un diagnostic, parce que leur silhouette ne correspond pas à l'image attendue. Si tu es mince et que ton score est élevé, ne laisse personne écarter la piste pour cette raison. Demande le bilan, il tranchera bien mieux qu'un coup d'œil. La résistance à l'insuline se mesure sur une prise de sang, et c'est elle qui oriente ensuite tout le travail de fond, quel que soit le poids.

Je prends la pilule, le test a-t-il un sens ?

Il en a un, mais il faut savoir ce qu'il mesure. La pilule crée des saignements artificiels et masque complètement ton cycle réel : les questions sur la régularité perdent alors leur valeur. En revanche, les signes de peau, de pilosité et le versant métabolique restent lisibles, et certains réapparaissent nettement à l'arrêt. Réponds en pensant à ce que tu observes aujourd'hui, et garde en tête qu'un bilan hormonal sous pilule n'est pas interprétable. Si un diagnostic est en jeu, il faudra en discuter avec ton médecin, jamais arrêter de ton côté. Beaucoup de femmes découvrent d'ailleurs leur SMOP un ou deux ans après l'arrêt, quand le cycle réel se remet à parler.

Le SMOP empêche-t-il d'avoir des enfants ?

Non. Il rend la conception souvent plus longue et moins prévisible, parce que l'ovulation est irrégulière, mais beaucoup de femmes concernées conçoivent naturellement. Le travail sur la glycémie et sur le poids, quand il est pertinent, améliore franchement la régularité de l'ovulation, et la médecine dispose de traitements efficaces pour la déclencher lorsque c'est nécessaire. Ce qui compte vraiment, c'est de ne pas attendre des années avant d'en parler. Si un projet de grossesse est en cours et que les cycles sont longs, consulte sans laisser filer les mois : le temps est ici le facteur le plus coûteux. Le suivi métabolique garde tout son intérêt pendant la grossesse, où le risque de diabète gestationnel est plus élevé.

La naturopathie peut-elle remplacer le suivi médical ?

Non, jamais, et ce n'est pas son rôle. Le SMOP demande un suivi médical dans la durée, notamment métabolique, parce qu'il augmente le risque de diabète de type 2 avec les années. Mon travail se place à côté : la glycémie, l'assiette, le mouvement, le sommeil, le stress, c'est-à-dire précisément le terrain sur lequel ce syndrome s'exprime, et sur lequel les changements de fond donnent des résultats mesurables. Je conseille des directions, je ne prescris rien et je ne remplace aucun traitement. Le diagnostic et les décisions thérapeutiques restent du domaine de ton médecin. Concrètement, un accompagnement se juge sur des marqueurs qui bougent : la régularité du cycle, l'énergie, le bilan sanguin.

Avançons ensemble

Un test ne remplace pas une écoute. Si tu te reconnais dans ces questions, on peut regarder ensemble ta glycémie, ton assiette, ton sommeil et ton cycle, et préparer ce que tu diras à ton médecin. Mon travail vient en complément de ton suivi médical, jamais à sa place.

Prenons rendez-vous