Une naturopathe sérieuse cite ses sources. Voici les références sur lesquelles je m'appuie pour écrire ce site, classées par thème. Elles s'enrichissent au fil des pages publiées.

Ma règle, depuis juillet 2026 : je m’appuie d’abord sur les institutions et les sociétés savantes (Haute Autorité de santé, CNGOF, Assurance Maladie, Inserm, ministère de la Santé, ANSES, ANSM, CRAT, ESHRE), puis sur les associations de référence (EndoFrance, ENDOmind), puis sur les synthèses de haut niveau : revues Cochrane, méta-analyses et grandes cohortes. J’ai retiré de cette page les études isolées à petit effectif, les enquêtes non institutionnelles et tout ce qui reposait sur des témoignages en ligne. Quand une information n’est portée que par ce type de source, je préfère la décrire sans la chiffrer, ou ne pas la dire du tout.

Je distingue toujours ce qui est documenté (recommandations officielles, études, consensus médical) de ce qui relève de la tradition ou de l'hypothèse. Quand une piste est intéressante mais mal étayée, je le précise dans le texte. Et quand les sources se contredisent, je le dis plutôt que de choisir celle qui m'arrange.

Presque tout ce qui suit est cliquable. Quand un document existe en PDF officiel, je te mets le lien direct vers le PDF : tu peux aller vérifier toi-même, sans passer par moi. Pour les études, je renvoie vers PubMed, la bibliothèque publique de la médecine américaine, parce que c'est la page la plus stable et la plus accessible. Beaucoup de revues scientifiques bloquent les liens directs.

Recommandations officielles

Endométriose : diagnostic et imagerie

  • HAS, SIFEM, SFR et CNGOF, Actualisation de la place des différents examens d'imagerie pour le diagnostic d'endométriose, mai 2025 (réf. reco492). C'est le texte le plus récent sur la façon dont on cherche une endométriose en imagerie, et sur ce que l'échographie et l'IRM peuvent ou ne peuvent pas montrer. Page HAS · PDF des recommandations · PDF de l'argumentaire scientifique, 126 pages
  • HAS et CNGOF, Prise en charge de l'endométriose, décembre 2017 (mise en ligne en janvier 2018) : la recommandation française de référence sur le diagnostic et les traitements. Page HAS · PDF du texte des recommandations · PDF de l'argumentaire scientifique
  • ESHRE, Guideline: Endometriosis, 2022 : la recommandation européenne. J'y puise le chapitre ménopause (recommandation forte d'éviter les traitements aux œstrogènes seuls quand on a un antécédent d'endométriose) et le chapitre diagnostic (une imagerie normale n'exclut pas une endométriose, surtout péritonéale superficielle ; la cœlioscopie n'est plus l'examen de référence). Chiffres et citations sur la page endométriose superficielle. Page ESHRE · PDF du guideline complet
  • Nisenblat V. et coll., Cochrane, 2016 : revue systématique de l'imagerie pour diagnostiquer une endométriose sans opérer. Conclusion : aucun examen d'imagerie ne remplace aujourd'hui la chirurgie pour affirmer ou écarter toutes les formes de la maladie. Lien

Le test salivaire Endotest

  • *Bendifallah S. et coll., NEJM Evidence, 2025;4(11):EVIDoa2400195* : étude ENDOmiRNA de validation du test salivaire sur 971 patientes. C'est la publication complète du test. Lien
  • *Bendifallah S. et coll., NEJM Evidence, 2023;2(7):EVIDoa2200282* : l'analyse intermédiaire publiée deux ans plus tôt, celle qui a fait beaucoup parler. Lien
  • HAS, rapport d'évaluation du test salivaire Endotest, validé le 21 décembre 2023. Page HAS · PDF du rapport · PDF de l'avis n° 2023.0048
  • HAS, avis favorable au forfait innovation pour Endotest, 17 octobre 2024. PDF de l'avis n° 2024.0066 · Communiqué de la HAS
  • Arrêté du 6 février 2025 relatif à la prise en charge du dispositif médical in vitro ENDOTEST (JORF n° 0035 du 11 février 2025) : c'est le texte qui organise l'expérimentation, avec la liste des centres en annexe. Lien Légifrance

Plan national et information publique

Institutions

  • Assurance Maladie (ameli.fr), endométriose : définition et facteurs favorisants. Lien
  • Assurance Maladie (ameli.fr), désir de grossesse et endométriose. Lien
  • Inserm, dossier endométriose : mécanismes, recherche, et le sur-risque de cancer de l'ovaire (risque multiplié par 2, mais l'Inserm rappelle que le risque absolu reste faible, autour de 2,5 % des femmes atteintes). Lien
  • Institut Pasteur, fiche maladie endométriose : prévalence, symptômes, délai de diagnostic. Lien
  • Australian Institute of Health and Welfare et Australian Longitudinal Study on Women's Health, 2023 : une femme sur sept (14 %) avait un diagnostic d'endométriose à 44-49 ans dans la cohorte née en 1973-1978, contre une sur neuf dix ans plus tôt. C'est le chiffre de prévalence que je retiens sur ce site. Les sources françaises citent plus souvent une femme sur dix : l'écart tient à la méthode, une prévalence cumulée sur toute la vie donnant un chiffre plus élevé qu'une estimation à un instant donné. Communiqué de l'AIHW · Rapport complet
  • Fondation pour la Recherche Médicale, dossier endométriose. Lien
  • Fondation pour la Recherche sur l'Endométriose, créée par ENDOmind sous l'égide de la FRM. Lien
  • Hospices Civils de Lyon (CHU de Lyon), fiche santé endométriose. Lien
  • AP-HP, La prise en charge de l'endométriose chez l'adolescente (Dr Lise Duranteau et le groupe de travail du réseau Endométriose AP-HP Île-de-France) : signes d'alerte (absentéisme scolaire, résistance aux antalgiques, troubles digestifs et urinaires), hérédité (près de 50 % d'antécédents chez la mère), et non-indication de la cœlioscopie diagnostique quand l'imagerie est normale. La page est sur aphp.fr sous le titre « La prise en charge de l'endométriose chez l'adolescente » ; je ne mets pas de lien direct parce que le site bloque les liens automatiques, mais le titre exact te permet de la retrouver.
  • CRAT (Centre de référence sur les agents tératogènes) : la référence française sur les médicaments, plantes et huiles essentielles pendant la grossesse et l'allaitement. Site du CRAT · Fiche AINS et grossesse
  • ANSES, compléments alimentaires : usages, risques, et la section spécifique à la grossesse. Lien
  • Monash University, recommandations internationales fondées sur les preuves pour le syndrome des ovaires polykystiques (SMOP), édition 2023, portées par 39 organisations professionnelles et de patientes dans 71 pays. Recommandations publiées : Teede H. J. et coll., Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2023;108(10):2447-2469. Lien
  • Renommage du SOPK en SMOP, mai 2026 : consensus international publié dans The Lancet le 12 mai 2026 et présenté au congrès européen d'endocrinologie de Prague. Processus de quatorze ans coordonné par la Pr Helena Teede (université Monash, Australie) avec 56 organisations professionnelles et de patientes, et plus de 22 000 réponses recueillies. Transition de trois ans, le nouveau nom entrant dans la recommandation internationale de 2028. Le diagnostic, les critères et la prise en charge sont inchangés. Communiqué de Monash · Reprise en français par Vidal
  • AE-PCOS Society (Androgen Excess and PCOS Society) : société savante internationale sur les troubles liés à l'excès d'androgènes, co-signataire des recommandations ci-dessus. Lien
  • GEMVI (Groupe d'étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal) : repères sur la périménopause et le traitement hormonal. Site · Fiche patiente ménopause et THM, PDF

Droits, travail et prise en charge

  • Article D160-4 du code de la sécurité sociale : c'est le texte qui fixe la liste des 30 affections de longue durée. L'endométriose n'y figure pas, d'où le passage par l'ALD 31 dite « hors liste ». Lien Légifrance
  • Santé.fr, la demande d'admission en ALD 31 pour les femmes atteintes d'endométriose : la marche à suivre, avec le formulaire Cerfa n° 50774#05 rempli par le médecin traitant. Lien
  • Assurance Maladie (ameli.fr), les affections de longue durée. Rubrique ALD · À quoi sert l'ALD exonérante · Faire la demande
  • Assurance Maladie (ameli.fr), arrêt de travail pour maladie et indemnités journalières du salarié : le délai de carence de 3 jours saute quand tu es en ALD. Lien
  • Assurance Maladie (ameli.fr), tableaux récapitulatifs des taux de remboursement. Lien
  • Service-public.gouv.fr, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Lien
  • Sénat, rapport d'information n° 780 (2022-2023), Santé des femmes au travail : des maux invisibles, déposé le 27 juin 2023 par Laurence Cohen, Annick Jacquemet, Marie-Pierre Richer et Laurence Rossignol au nom de la délégation aux droits des femmes. Rapport en ligne · PDF intégral · PDF de la synthèse
  • Sénat, proposition de loi visant à améliorer et garantir la santé et le bien-être des femmes au travail (le texte dit « congé menstruel »), déposée le 18 avril 2023, rejetée en séance publique le 15 février 2024. Elle n'a donc jamais été adoptée : ce que tu lis parfois sur un « congé menstruel en France » n'existe pas dans la loi. Dossier législatif · Texte de la proposition · Compte rendu de la séance du 15 février 2024

Associations et information de référence

  • EndoFrance, association de référence sur l'endométriose. Page troubles digestifs · Page adénomyose
  • Enquête EndoVie, Ipsos avec Gedeon Richter et EndoFrance, 2020 : le vécu et le parcours de 1 557 femmes atteintes d'endométriose en France (65 % déclarent un impact négatif sur leur quotidien professionnel). Page EndoFrance · PDF des résultats Ipsos · Page Ipsos
  • Enquête EndoVie 2, EndoFrance et Ipsos, résultats publiés en avril 2026 (enquête menée à l'automne 2025, plus de 2 400 répondants) : le délai moyen de diagnostic y ressort à 6,6 ans, en amélioration par rapport à 2020. Sur ce site je parle d’un délai de sept à dix ans, qui est la fourchette que donnent le ministère de la Santé et la HAS et qui correspond à ce qu’ont vécu la plupart des femmes déjà diagnostiquées. Le chiffre se réduit, et c’est une bonne nouvelle. Page de résultats · PDF des résultats
  • ENDOmind, association de patientes, sensibilisation et plaidoyer. Toutes leurs études
  • ENDOmind, étude Sexualité, couple et endométriose, mars 2025 : enquête quantitative auprès de 1 152 répondantes plus 14 entretiens qualitatifs, sur les douleurs pendant les rapports, la charge mentale, la culpabilité et le manque d'écoute des soignants. PDF de l'étude complète · PDF de la synthèse
  • ENDOmind, étude sur les difficultés d'admission et de prise en charge en ALD 31. PDF
  • Cohorte ComPaRe-Endométriose (AP-HP), plus de 10 000 participantes, suivi français au long cours. C'est elle qui alimente plusieurs des études citées plus bas. Lien

Études citées

Diagnostic, délai et parcours

  • *Janssen E. B. et coll., Human Reproduction Update, 2013;19(5):570-582* : prévalence de l'endométriose diagnostiquée par cœlioscopie chez les adolescentes ayant une dysménorrhée ou des douleurs pelviennes chroniques, revue systématique de 15 études et 880 adolescentes (62 % au total, 75 % en cas de douleur pelvienne chronique résistante au traitement, 70 % en cas de dysménorrhée). Ces chiffres portent sur des adolescentes déjà sélectionnées pour une opération : la HAS reprend la mise en garde des auteurs sur une possible surestimation, et je la cite avec eux. Lien

Symptômes : fatigue, digestion, ballonnement

  • *Ramin-Wright A. et coll., Human Reproduction, 2018;33(8):1459-1465* : sur 1 120 femmes (560 avec une endométriose confirmée par chirurgie, 560 témoins), 50,7 % des femmes atteintes rapportent une fatigue fréquente contre 22,4 % des autres. Cette fatigue est liée à l'insomnie, à la dépression, à la douleur et au stress au travail, mais pas à l'âge ni au stade de la maladie. Lien
  • *Chiaffarino F. et coll., Archives of Gynecology and Obstetrics, 2021;303(1):17-25* : méta-analyse de 11 études. Les femmes avec une endométriose ont environ 3 fois plus de risque d'avoir aussi un syndrome de l'intestin irritable. Lien
  • *Saidi K. et coll., European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology, 2020;246:99-105* : même sujet, 13 études, un risque 2,4 fois plus élevé. Les auteurs précisent qu'on ne sait pas encore s'il s'agit de deux maladies distinctes ou de symptômes qui se ressemblent beaucoup. Lien
  • *Inzoli A. et coll., Healthcare, 2024;12(23):2403* : la méta-analyse qui a repris et confirmé cette association entre cystite interstitielle ou syndrome de la vessie douloureuse et endométriose. Même précision que ci-dessus : le sujet est l'association des deux maladies, pas l'atteinte urinaire par les lésions d'endométriose. Lien
  • *Halfon et coll., International Journal of Gynecology & Obstetrics, 2025 : étude cas-témoins sur 1 027 femmes ayant passé un test respiratoire au lactulose. Les tests reviennent positifs plus souvent chez les femmes ayant une endométriose (91,9 %) que chez les témoins (83,1 %), avec une dominante de la forme au méthane et davantage de constipation. Les auteurs recommandent d'évaluer une prolifération digestive dans tous les cas d'endométriose. Je cite cette étude avec le taux du groupe témoin*, parce que 83 % de positifs chez des femmes sans endométriose en dit long sur la générosité de ce test : c'est un signal, ce n'est pas un verdict. Lien
  • **Small Intestinal Bacterial Overgrowth Breath Testing in Gastroenterology: Clinical Utility and Pitfalls, Clinical Gastroenterology and Hepatology, 2022** : revue sur l'utilité clinique et les pièges des tests respiratoires du SIBO. C'est la référence qui me sert à relativiser les chiffres très élevés qui circulent sur le lien entre SIBO et syndrome de l'intestin irritable, notamment le fameux « 60 à 78 % » que je ne reprends pas. Le test au lactulose produit beaucoup de faux positifs ; le consensus européen préfère le glucose. Lien00187-2/fulltext)

Brouillard mental et cognition

  • *Berryman C. et coll., Pain, 2013;154(8):1181-1196* : méta-analyse de 24 études. Les personnes qui vivent avec une douleur chronique ont une mémoire de travail (celle qui retient une information le temps de s'en servir) nettement moins performante. Lien
  • *Greendale G. A. et coll., Neurology, 2009;72(21):1850-1857* : étude SWAN, 2 362 femmes suivies 4 ans. La mémoire et la vitesse de traitement baissent pendant la périménopause, puis remontent au niveau d'avant une fois la ménopause installée. Le brouillard de cette période-là est donc temporaire, et je le redis souvent. Lien
  • *Huddleston H. G. et coll., Neurology, 2024;102(4):e208104* : cohorte CARDIA, 907 femmes suivies jusque vers 55 ans. Celles qui ont un SMOP obtiennent de moins bons résultats aux tests d'attention, de mémoire verbale et de fluence. C'est une association, pas une preuve de cause à effet. Lien

Fatigue, thyroïde et fer

  • Sandrine Bridoux-Henno et coll., Accompagnez votre SOPK au naturel, p. 193 : les règles abondantes entraînent souvent une grande fatigue, voire une anémie, d'où la nécessité de faire vérifier son statut en fer. Sur l'ortie (Urtica dioica) : « une plante très riche en minéraux, et elle est particulièrement riche en fer ».
  • Comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie, Alimentation de l'enfant et de l'adolescent, Elsevier Masson (collection Pedia), 2022, chapitre 13 « Fer alimentaire et déficit en fer » : les trois stades du déficit en fer (réserves qui baissent, carence sans anémie, anémie ferriprive), la ferritine et l'hémoglobine comme marqueurs recommandés avec une CRP en parallèle, l'inutilité du fer sérique seul, et surtout le repère fonctionnel : « une baisse significative de l'hepcidine est observée chez la jeune femme à partir d'un taux de ferritine < 50 μg/L, témoignant d'une stimulation de la mobilisation du fer et de l'absorption ». Le fer héminique est absorbé à 25-30 % contre 5-15 % pour le fer non héminique.
  • Mathieu (Nutrastream), Compléments alimentaires, votre révolution santé, Marabout, 2024, fiche « Fer » p. 293-294 : formes à privilégier (bisglycinate, pyrophosphate, gluconate), forme moyenne (fumarate), formes à éviter (sulfate, oxyde, saccharate, fer issu des feuilles de curry). Prise à distance des repas, du thé et du café y compris décaféiné, à espacer du zinc, du calcium, du cuivre et du magnésium, en synergie avec les vitamines B et C.
  • Dr Benoît Claeys, En finir avec la thyroïdite de Hashimoto, chapitre « Diagnostic et traitement », section « L'auscultation et le bilan biologique » : « Un taux de ferritine doit être supérieur à 50 μg/l, autant chez l'homme que la femme », alors que les normes de laboratoire démarrent souvent à 15 chez la femme. Le fer intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes et dans la conversion de T4 en T3.
  • Dr Benoît Claeys, En finir avec l'hypothyroïdie, p. 154 : cas clinique où la TSH et la T4 sont normales alors que la T3 est basse. « En demandant uniquement un dosage de la TSH, on passe à côté du problème. » C'est ce qui justifie de demander la T3 libre en plus de la T4 libre.
  • ⚠️ Sur la reverse T3 : Les pouvoirs de l'iode, p. 102, rappelle que « les dosages de rT3 sont difficiles et aléatoires, très peu de laboratoires d'analyses tentent d'en donner une mesure ». Je ne la mets donc pas dans un bilan de première intention.
  • HAS, Choix des examens du métabolisme du fer en cas de suspicion de carence en fer, 2011 : devant une suspicion de carence, c'est la ferritine seule qui se dose en première intention, et un taux abaissé suffit à affirmer la carence. Doser le fer sérique seul n'apporte rien, et l'associer à la ferritine n'apporte rien de plus. Rapport d'évaluation · Fiche de synthèse, PDF
  • OMS, WHO guideline on use of ferritin concentrations to assess iron status in individuals and populations, 2020 : carence en fer chez l'adulte en dessous de 15 µg/L, seuil relevé à 70 µg/L en présence d'une infection ou d'une inflammation, la ferritine étant aussi une protéine de l'inflammation. Lien
  • ⚠️ Il n'existe pas de consensus sur le seuil à retenir chez la femme jeune. La pratique française se situe souvent autour de 20 µg/L, et beaucoup de praticiens s'intéressent au fer d'une femme fatiguée dès 30 µg/L. Je donne ces valeurs comme des repères, jamais comme une norme : leur interprétation revient au médecin.
  • *Houston B. L. et coll., BMJ Open, 2018;8(4):e019240 : revue systématique de dix-huit essais randomisés, 1 162 participants. Corriger un manque de fer chez des personnes non anémiques* réduit réellement la fatigue ressentie, sans bénéfice mesuré sur les capacités physiques. Lien
  • *Feller M. et coll., JAMA, 2018;320(13):1349-1359* : méta-analyse de 21 essais et 2 192 personnes. Donner des hormones thyroïdiennes en cas d'hypothyroïdie infraclinique normalise la prise de sang mais n'améliore ni la qualité de vie ni les symptômes. Traiter le chiffre ne fait pas disparaître la fatigue. Lien

Règles douloureuses, magnésium et migraine

  • Pattanittum P. et coll., Cochrane, 2016, CD002124 : revue de 27 essais et 3 101 femmes sur les compléments alimentaires dans les règles douloureuses. Conclusion honnête : aucun complément n'a fait la preuve solide de son efficacité, quelques signaux encourageants (gingembre, fenugrec, zinc) mais sur des études trop petites. Lien · Résumé en clair sur Cochrane
  • Proctor M. L. et Murphy P. A., Cochrane, 2001, CD002124 : c'est la version précédente de cette même revue, et c'est la seule qui inclut vraiment des essais sur le magnésium (3 petits essais contre placebo, avec moins de douleur et moins d'antalgiques). Je te la donne parce que la version 2016 ne contient pas le magnésium, contrairement à ce qu'on lit souvent. Elle est datée et officiellement remplacée, je le précise. Lien
  • Wider B., Pittler M. H. et Ernst E., Cochrane, 2015, CD002286.pub3 : la grande camomille (feverfew) en prévention de la migraine, 6 essais et 561 participants. L'essai le plus rigoureux donne environ 0,6 crise en moins par mois, sans effet sur l'intensité ni la durée. Niveau de preuve faible, effets indésirables légers. Lien · Résumé en clair sur Cochrane
  • ICHD-3, classification internationale des céphalées, 3e édition : la migraine est dite menstruelle quand les crises tombent entre 2 jours avant et 3 jours après le début des règles (fenêtre J-2 à J+3), au moins 2 cycles sur 3. Si elles n'arrivent qu'à ce moment, c'est une migraine menstruelle pure ; s'il y en a aussi ailleurs dans le cycle, c'est une migraine liée aux règles. Migraine menstruelle pure · Migraine liée aux règles

Alimentation, poids et terrain

  • *Liu Y. et Zhang W., Oncotarget, 2017;8(29):46928-46936* : méta-analyse de 11 études (9 298 femmes atteintes). Plus l'IMC est élevé, moins le risque d'endométriose est grand, d'environ 33 % de moins par tranche de 5 points d'IMC. C'est une association statistique, certainement pas une raison de vouloir grossir. Lien
  • *Shah D. K. et coll., Human Reproduction, 2013;28(7):1783-1792* : Nurses' Health Study II, 116 430 infirmières suivies 20 ans, 5 504 cas d'endométriose. Même constat, et la répartition des graisses compte aussi. Lien
  • *Templeman C. et coll., Fertility and Sterility, 2008;90(2):415-424* : California Teachers Study. Deux facteurs ressortent pour l'endométriose, avoir une mère ou une sœur atteinte et n'avoir jamais été enceinte. Contrairement à l'adénomyose, elle n'apparaît pas liée à l'obésité. Lien
  • Gallo M. F. et coll., Cochrane, 2014, CD003987 : 49 essais randomisés sur les contraceptifs combinés et le poids. Les données ne permettent pas de conclure que la pilule ou le patch fait grossir, et s'il y a un effet, il est petit. Lien
  • *Stefansson H. et coll., Human Reproduction, 2002;17(3):555-559* : grâce à la généalogie complète de l'Islande, les chercheurs montrent que les sœurs d'une femme atteinte ont 5,20 fois plus de risque de développer la maladie, et les cousines 1,56 fois. Le risque se transmet autant du côté paternel que maternel. Lien

Ovulation et progestérone

  • *Prior J. C. et coll., PLOS ONE, 2015;10(8):e0134473 (cohorte HUNT3, Norvège) : plus de 3 700 femmes de 20 à 49 ans, réglées spontanément, avec un dosage de progestérone placé dans la fenêtre utile du cycle. Environ un tiers des cycles de longueur normale se sont révélés sans ovulation*. C'est la source du passage « avoir ses règles ne prouve pas qu'on a ovulé ». Lien
  • Je donne aussi la fourchette basse, autour de 10 à 18 %, retrouvée par d'autres travaux selon le marqueur d'ovulation utilisé. Un seul dosage de progestérone peut classer à tort un cycle en anovulatoire, et je préfère écrire l'écart entre les études plutôt que retenir le chiffre le plus spectaculaire.

Fertilité

  • *Muffone A. R. M. C. et coll., Nutrition Reviews, 2023;81(7):775-789 : méta-analyse de 11 études et 13 157 femmes sur le régime méditerranéen et la procréation assistée. Elle ne retrouve pas* d’effet significatif sur les naissances vivantes chez la femme. C’est pour ça que je présente ce modèle alimentaire comme une base de terrain, pas comme une promesse de résultat. Lien
  • Showell M. G. et coll., Cochrane, 2020, CD007807 : antioxydants et sous-fertilité féminine, 63 essais et 7 760 femmes. Effet possible mais faible sur la grossesse clinique, preuves de qualité faible à très faible, rien de concluant sur les naissances vivantes. Une note éditoriale signale que 9 des études incluses ont depuis été rétractées ou font l'objet d'une expression de préoccupation : je cite donc cette revue avec cette réserve. Lien
  • *Younis J. S. et coll., Human Reproduction Update, 2019;25(3):375-391* : méta-analyse de 12 études prospectives et 783 femmes sur la réserve ovarienne après retrait chirurgical d'un endométriome. L'AMH chute de 39,5 % après une opération d'un seul ovaire, et de 57 % quand les deux sont opérés, sans remonter ensuite. Les auteurs concluent que c'est la chirurgie, et pas le kyste lui-même, qui fait le dégât. Lien

Endométriose et grossesse

  • *Breintoft K. et coll., Journal of Clinical Medicine, 2021;10(4):667* : endométriose et issues de grossesse, revue systématique et méta-analyse de 39 études (placenta praevia, césarienne, prématurité, pré-éclampsie). Chiffres cités sur le dossier grossesse. Lien
  • *Santulli P. et coll., Human Reproduction, 2016;31(5):1014-1023*, équipe Inserm de l'Institut Cochin : taux de fausse couche chez les femmes atteintes d'endométriose (750 femmes, 29,1 % contre 19,4 %). Résultat non confirmé par d'autres travaux, ce que je précise sur la page. Lien

Endométriose, ménopause et qualité de vie

  • *Gemmell L. C. et coll., Human Reproduction Update, 2017;23(4):481-500* : prise en charge de la ménopause quand on a un antécédent d'endométriose, revue systématique. Les auteurs concluent que le risque absolu de récidive et de transformation maligne ne peut pas être quantifié. Chiffres cités sur la page ménopause. Lien
  • *Thombre Kulkarni M. et coll., JAMA Network Open, 2022;5(1):e2144391* : endométriose confirmée par cœlioscopie et risque de ménopause naturelle précoce (106 633 femmes, Nurses' Health Study II, rapport de risque 1,28). Les auteurs signalent que l'association pourrait s'expliquer par des facteurs de risque partagés. Lien
  • *Nnoaham K. E. et coll., Fertility and Sterility, 2011;96(2):366-373* : impact de l'endométriose sur la qualité de vie et la productivité au travail, étude multicentrique sur 1 418 femmes dans 16 centres de 10 pays (10,8 heures de travail perdues par semaine, écart-type 12,2). Chiffres cités sur la page endométriose et travail. Lien
  • *Breton Z. et coll., Journal of Psychosomatic Research, 2025;196:112329* : facteurs associés aux symptômes d'anxiété et de dépression chez les femmes atteintes d'endométriose (2 394 participantes de la cohorte ComPaRe-Endométriose, échelles GAD-7 et PHQ-9). Lien

Violences faites aux femmes, consentement et santé gynécologique

Ces sources appuient la page endométriose et violences. Je les cite parce que le sujet arrive souvent en consultation, et parce qu'il mérite des chiffres plutôt que des impressions.

  • *Harris H. R. et coll., Human Reproduction, 2018;33(9):1657-1668, Early life abuse and risk of endometriosis* : cohorte Nurses' Health Study II, 60 595 femmes préménopausées suivies de 1989 à 2013, 3 394 endométrioses confirmées par cœlioscopie. Risque relatif de 1,10 pour des violences physiques seules, 1,15 pour des violences sexuelles seules, 1,31 pour les deux, 1,49 pour des violences sexuelles sévères et 1,79 pour des violences sévères, chroniques et de plusieurs types, avec une relation dose-effet. Les auteurs rappellent eux-mêmes les limites, violences déclarées des années après les faits (biais de mémoire) et cohorte d'infirmières américaines majoritairement blanches. C'est une association, pas une preuve de cause à effet, et je l'écris ainsi sur la page. Lien · PubMed
  • Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, rapport du 29 juin 2018, Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical : reconnaître et mettre fin à des violences longtemps ignorées. 26 recommandations, et la source institutionnelle qui a fait entrer l'expression en France. Page du rapport · PDF
  • StopVOG France, Première enquête nationale sur le consentement en gynécologie, publiée en juin 2026. Questionnaire en ligne renseigné par 10 152 personnes entre le 30 juillet et le 31 décembre 2025. Chiffres que je reprends : 45,1 % déclarent des violences obstétricales ou gynécologiques, 80,95 % au moins une atteinte au consentement, 51,3 % un examen poursuivi malgré leur demande d'arrêter, 39,1 % des douleurs de règles non prises en compte, 53 % un impact sur leur suivi médical (72,75 % en cas de violences déclarées). Les autrices précisent que l'échantillon n'est pas représentatif : c'est un corpus déclaratif, le plus important recueilli en France à ce jour, et je le cite comme tel. Page de l'enquête · PDF de la synthèse
  • Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), enquête Vécu et ressenti en matière de sécurité 2024, portant sur l'année 2023 : 277 000 femmes de 18 ans et plus victimes de viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles, dont 7 % ont porté plainte ; 376 000 femmes victimes de violences au sein du couple, dont 19 % ont porté plainte. Chiffres de référence repris par le site gouvernemental. Page des chiffres de référence
  • Loi n° 2025-1057 du 6 novembre 2025 : le code pénal précise désormais qu'il n'y a consentement que s'il est libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable, et qu'il ne peut se déduire ni du silence, ni de l'absence de réaction, ni de la sidération.
  • Numéros et dispositifs cités : 3919 Violences Femmes Info (gratuit, anonyme, 24 h/24 et 7 j/7, en douze langues, invisible sur les factures), 17 et 114 par SMS pour un danger immédiat, 119 Allô Enfance en danger, 116 006 France Victimes (gratuit, 7 j/7 de 9 h à 20 h). arretonslesviolences.gouv.fr · Le 3919 sur Santé.fr · Le 116 006 sur Justice.fr

L'étude ENDOmind Sexualité, couple et endométriose (mars 2025), dont je reprends les 52,3 % et les 45 % de violences déclarées de la part du partenaire, figure plus haut dans la section « Associations et information de référence ».

Vaginisme

Ces sources appuient la page vaginisme.

  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), espace grand public, rubrique Sexualité : le vaginisme y est décrit comme une peur panique de la pénétration, conduisant à des stratégies d'évitement. Il concerne environ 1 % des femmes en âge de procréer et représente 6 à 15 % des consultantes en sexologie. Le CNGOF décrit une prise en charge en plusieurs temps, écoute, dialogue pour défaire les idées fausses, éducation sexuelle et anatomique, puis travail sur le corps avec prise de conscience du périnée et dilatateurs vaginaux, et écrit que ce symptôme « se guérit bien ». Page CNGOF
  • American Psychiatric Association, DSM-5, 2013 : le vaginisme n'y est plus une catégorie distincte. Il est regroupé avec la dyspareunie sous le nom de trouble de la douleur génito-pelvienne et de la pénétration, parce que les deux se mêlent presque toujours en pratique.
  • Zulfikaroglu E., Vaginismus treatment: a systematic review and meta-analysis of contemporary therapeutic approaches, Journal of Sexual Medicine, janvier 2026;23(1):qdaf295. Revue systématique et méta-analyse de 18 études parues entre janvier 2015 et mars 2025, 863 patientes. Taux de réussite regroupés : 86 % pour les prises en charge combinées, 85 % pour la kinésithérapie du périnée, 85 % pour la toxine botulique, 82 % pour la thérapie cognitive et comportementale, 78 % pour les dilatateurs vaginaux seuls. L'auteur signale une hétérogénéité modérée, les critères diagnostiques et les définitions de la réussite variant d'une étude à l'autre. PubMed
  • Hill D. A. et Taylor C. A., Dyspareunia in Women, American Family Physician, mai 2021;103(10):597-604 : mise au point sur les douleurs pendant les rapports, où vaginisme et endométriose figurent côte à côte parmi les diagnostics fréquents, sans que l'un découle de l'autre. PubMed

Adénomyose

  • *Champaneria R. et coll., Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica, 2010;89(11):1374-1384* : échographie contre IRM pour diagnostiquer une adénomyose, revue systématique de 23 articles et 2 312 femmes. Lien
  • *Harmsen M. J., Van den Bosch T. et coll., Ultrasound in Obstetrics & Gynecology, 2022;60(1):118-131* : le consensus MUSA révisé, c'est-à-dire la liste de mots et de mesures que les échographistes doivent utiliser pour décrire une adénomyose. C'est ce qui permet à deux comptes rendus de vouloir dire la même chose. Lien
  • *Mishra I. et coll., Ultrasound in Obstetrics & Gynecology, 2023;62(1):23-41* : prévalence de l'adénomyose chez les femmes infertiles, méta-analyse de 21 études et 25 600 femmes (10 %, intervalle de confiance 6 à 15 %). C'est cette valeur que je cite, et non le « jusqu'à 30 % » qui circule et qui ne vaut que dans des populations sélectionnées. Lien
  • *Vercellini P. et coll., Human Reproduction, 2014;29(5):964-977* : adénomyose et résultats de la fécondation in vitro, méta-analyse de 9 études et 1 865 femmes (40,5 % contre 49,8 % de grossesses cliniques par cycle ; 31,9 % contre 14,1 % de fausses couches). Lien
  • *Cozzolino M. et coll., Reproductive Sciences, 2022;29(11):3177-3193* : adénomyose et issues de l'assistance médicale à la procréation, méta-analyse (naissance vivante, rapport de cotes 0,59). Lien
  • *Rees C. O. et coll., étude ADENO, American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2023;229(1):49.e1-49.e12* : issues obstétricales de l'adénomyose, cohorte nationale néerlandaise, 7 925 adénomyoses confirmées à l'examen des tissus contre 4,6 millions de grossesses témoins. Ce sont ses chiffres ajustés que je cite pour la césarienne, la pré-éclampsie, l'hémorragie du post-partum et le petit poids de naissance. Lien
  • *Etrusco A. et coll., méta-analyse ADELIN, American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2026;234(4):919-979* (mise en ligne en novembre 2025) : adénomyose et issues de grossesse, 39 études et plus de 5,5 millions de patientes (fausse couche, risque relatif 1,61). Les auteurs jugent eux-mêmes la certitude de la preuve faible à très faible, ce que je précise sur la page. Lien
  • *Xia Y. et Yu H., International Journal of Gynecology & Obstetrics, 2025;171(3):1054-1065* : issues de grossesse selon la forme d'adénomyose, méta-analyse (prématurité augmentée dans la forme diffuse, pas dans la forme focale). Lien
  • *González-Comadran M. et coll., JBRA Assisted Reproduction, 2025;29(3):507-519* : agonistes de la GnRH avant transfert d'embryon en cas d'adénomyose, méta-analyse. Aucun bénéfice démontré sur la naissance vivante, et aucun essai randomisé disponible. Lien

Les chiffres d'adénomyose sont repris sur la page consacrée à l'adénomyose et sur la grossesse avec une adénomyose.

Anti-inflammatoires : ce que disent vraiment les études

  • ANSM et CRAT : contre-indication formelle des anti-inflammatoires non stéroïdiens à partir de 24 semaines d'aménorrhée, c'est-à-dire du début du 6e mois de grossesse, y compris en prise unique et quelle que soit la voie d'administration. La FDA américaine, elle, recommande de les éviter dès 20 semaines. Communiqué ANSM du 25 avril 2025 · Fiche AINS du CRAT
  • *Pall M. et coll., Human Reproduction, 2001;16(7):1323-1328* : essai randomisé en double aveugle avec un anti-inflammatoire sélectif. Même conclusion, la rupture du follicule est retardée chez certaines femmes, mais les concentrations de progestérone, d'œstradiol, de LH et de FSH ne changent pas. Lien
  • *McInerney K. A. et coll., cohorte PRESTO, Human Reproduction, 2017;32(1):103-111* : 1 763 femmes en projet de grossesse. Le paracétamol, l'aspirine et l'ibuprofène ne sont pas associés à une baisse des chances de concevoir. Lien
  • *Jukic A. M. Z. et coll., American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2020;222(5):476.e1-476.e11* : 858 femmes et 2 366 cycles. Aucune association entre les anti-inflammatoires en fenêtre péri-ovulatoire et la probabilité de concevoir. Lien

C'est l'ensemble de ces travaux qui fait que je ne reprends pas l'idée, courante en naturopathie, que les anti-inflammatoires « bloqueraient l'ovulation ». Ce qu'ils font parfois, c'est la retarder de quelques heures. Ce n'est pas la même chose.

Ce que je n'utilise pas, et pourquoi

⚠️ Plusieurs affirmations très relayées ne sont pas utilisées sur ce site, faute de tenir à la vérification :

  • les chiffres tirés d’études à très petit effectif, quelques dizaines de participantes, même publiées dans de vraies revues. Elles existent, elles sont parfois les seules disponibles, mais un pourcentage calculé sur 26 femmes n’est pas une statistique. Quand c’est le cas, je décris le symptôme au lieu de le chiffrer ;
  • le « 75 % de douleurs en moins avec un régime sans gluten », qui circule beaucoup dans le milieu naturo. Il vient d’une étude unique, non randomisée, publiée dans une revue peu exigeante. La guideline européenne ESHRE ne recommande pas le sans-gluten dans l’endométriose, faute de preuves suffisantes ;
  • les chiffres issus de questionnaires en ligne remplis par les femmes elles-mêmes, quand ils sont présentés comme des mesures. Le vécu qu’ils décrivent est réel et je le cite, mais un ressenti déclaré n’est pas un déficit mesuré ;
  • les données tirées de posts de réseaux sociaux ou de forums, même analysées sérieusement ;
  • les résumés de congrès non publiés en article complet, et les cas isolés publiés sous forme de case report ;
  • le « risque de césarienne multiplié par 21 » : ça vient d'un résumé de congrès ESHRE 2023, jamais publié en article complet ;
  • la « méta-analyse sur 51 études » donnant un risque de fausse couche multiplié par 1,5 : résumé de congrès ESHRE 2024, jamais publié non plus ;
  • l'idée que l'alchémille et l'achillée millefeuille seraient des plantes « à effet progestatif » bloquant l'ovulation. Aucune étude, humaine ou animale, n'a mesuré leur effet sur l'ovulation ; l'alchémille n'a aucune monographie européenne et l'Agence européenne des médicaments ne reconnaît à l'achillée qu'un usage traditionnel d'antispasmodique ;
  • l'idée que les anti-inflammatoires « bloquent l'ovulation » : les essais contre placebo et les grandes cohortes ne le montrent pas (voir la section ci-dessus) ;
  • l'idée que le magnésium aurait été « validé par une revue Cochrane de 2016 » dans les règles douloureuses. La revue Cochrane 2016 n'évalue pas le magnésium. Les seuls essais Cochrane sur le magnésium datent de la version 2001, aujourd'hui officiellement remplacée. Le magnésium reste une piste raisonnable, mais je ne lui colle pas une caution qu'il n'a pas ;
  • l'idée qu'un « brouillard mental de l'endométriose » serait objectivement démontré. Le ressenti est massif et documenté, la mesure par tests cognitifs manque encore (Berryman et Machado, 2025). Je dis les deux ;
  • l'idée qu'il existerait un « congé menstruel » en France. La proposition de loi a été rejetée en séance le 15 février 2024.

Ouvrages, thème par thème

Les dossiers correspondants : endométriose et adénomyose, SMOP et ovaires polykystiques, cycle et hormones, thyroïde et métabolisme, ce tournant hormonal, nuits et sommeil.

Tout ce qui est écrit n'a pas le même statut, et je préfère te le dire. Je distingue trois choses : les ouvrages édités, qui sont passés par une maison d'édition et que tu peux acheter en librairie ; les guides professionnels, rédigés et diffusés par un praticien sur son propre site ; et les supports de laboratoire, produits par une marque de compléments alimentaires. Les trois peuvent être bien faits. Ils n'ont pas le même niveau de contrôle, donc je ne les cite pas de la même façon.

Endométriose

Ouvrages édités :

  • Bertille Flory, Endométriose, prendre le dessus (Rustica).
  • Peggy Favez, Endométriose, un chemin vers l'équilibre (Éditions First, 2020, ISBN 978-2-412-05445-1).
  • Soulager l'endométriose sans médicaments.
  • Soulager l'endométriose par l'alimentation anti-inflammatoire.
  • Endo & sexo.

Support de laboratoire :

  • Dr Katharina Maria Burkhardt, Sylvia Neubauer et Mag. Michelle Lang, Endométriose, soutien holistique avec nutriments essentiels, plantes & interventions sur le mode de vie (Nature Meets Science GmbH / Sunday Natural, 1re édition française, mars 2025, réf. NMS-0041, 33 pages, eBook PDF). C'est un document produit par un fabricant de compléments alimentaires, pas un livre de librairie : je le lis avec cette précaution en tête, et je le cite sous « Burkhardt et coll. » quand je m'en sers.

Cycle et équilibre hormonal

  • Marion Vallet (sage-femme) et Dr Sophie Saab-Tsnobiladzé, Cycle féminin au naturel (Leduc, 2022).
  • Guénaëlle Abéguilé, Troubles hormonaux, reprenez le pouvoir ! (Résurgence, 2023).
  • Fabienne Goddyn, Contrôler sa fertilité au naturel et La phytothérapie de la femme (Rustica).
  • Dr Sina Gombert, médecin généraliste, Stimulez naturellement votre fertilité.
  • Dr Thierry Hertoghe, The Hormone Handbook.

Guides professionnels (documents courts diffusés par leur autrice sur mariejnaturo.fr, pas des livres édités) :

  • Marie Jeanmougin, naturopathe, L'acné post-pilule, comment l'éviter ? (18 pages).
  • Marie Jeanmougin, naturopathe, Équilibre hormonal, où en suis-je ? (auto-questionnaires) (12 pages, inspiré du travail du Dr Jolene Brighten). C'est une grille d'auto-évaluation, et elle rappelle elle-même qu'elle ne remplace pas un bilan médical.

SMOP (syndrome des ovaires polykystiques)

  • Lara Briden, Period Repair Manual.
  • Céline Hovette, Accompagnez votre SOPK au naturel (titre d'origine de l'ouvrage, publié avant le changement de nom).

Thyroïde

  • Dr Philippe Veroli, Thyroïde, les solutions naturelles (Thierry Souccar).
  • Dr Benoît Claeys, En finir avec l'hypothyroïdie et En finir avec la thyroïdite de Hashimoto.
  • Laurent Fogel, L'équation santé (micronutrition).

Sommeil

  • Dr Franck Senninger, Abord clinique des troubles du sommeil (Springer, 2012).
  • Fondation Ipsen, Bien dormir, votre guide du sommeil.
  • Les superpouvoirs des plantes adaptogènes.
  • Activez votre nerf vague.

Digestion et microbiote

  • Krotoum Konaté, nutrithérapeute, Je me libère du SIBO (Eyrolles, 2022, préface de Sylvie Lefranc). C'est l'ouvrage le plus complet en français sur le sujet, et il m'a beaucoup servi pour la mécanique du SIBO : rôle du complexe migrant moteur, causes possibles, types de SIBO, préparation du test respiratoire. Une réserve que je tiens à écrire : il reprend le chiffre de « 60 à 78 % des intestins irritables liés à un SIBO », que la gastro-entérologie considère aujourd'hui comme très surestimé. Je m'appuie donc sur le livre pour comprendre, et sur les publications médicales pour les chiffres.

Plantes et micronutrition

  • Michel Pierre et Caroline Gayet, Ma bible des secrets d’herboriste (Leduc, 2016). Page éditeur
  • Fabienne Goddyn, La phytothérapie de la femme (Rustica).
  • Adieu l'inflammation et Soigner l'inflammation sans médicaments.

Ma formation

Les pages de ce site s'appuient aussi sur ce que j'ai appris en formation : le CENA (école de Robert et Sandrine Masson, naturopathie, 2020), HYGIE Académie (nutrithérapie, 2021), l'Institut SOMNA (somnopédagogie et somnothérapie intégrative, 2022) et Bouge ta Santé (hormonologie, santé féminine et micronutrition, formation continue). Le détail de mon parcours est sur la page à propos.

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